Le nom¶
Le déterminant : ke au singulier, ku au pluriel¶
ke et ku sont le même mot : c'est le déterminant, qui s'accorde en nombre.
| Singulier | Pluriel |
|---|---|
| ka ke (la maison) | kanu ku (les maisons) |
| lemine ke (l'enfant) | leminu ku (les enfants) |
| yite ke (l'arbre) | yitu ku (les arbres) |
Le nom change lui aussi. D'après les exemples recueillis :
| Fin du nom | Pluriel | Exemples |
|---|---|---|
en -e |
la finale devient -u |
lemine → leminu, yite → yitu |
en -u, -a |
on ajoute -ni |
mburu → mburuni, banana → bananani |
Le nom ka (maison) fait kanu : kanu ku (les maisons), kanu tami (dix maisons).
Après un nombre ou une quantité, le nom prend encore une autre forme, en -a :
Au singulier — avec « un » — le nom reste au singulier ; à partir de deux, il passe au pluriel :
lemina m'bane un enfant
leminu filli deux enfants
leminu sikki trois enfants
kanu tami dix maisons
lemina n'gobo beaucoup d'enfants (gobo : des personnes)
yite gebe beaucoup d'arbres (gebe : des choses)
lemina lamanu peu d'enfants
Les possessifs¶
Le possesseur se place avant ce qui est possédé, et c'est le pronom diminutif :
n ka ke |
ma maison |
an ka ke |
ta maison |
a ka ke |
sa maison |
o ka ke |
notre maison |
xa ka ke |
votre maison |
i ka ke |
leur maison |
Le déterminant ke reste donc à sa place, après le nom possédé.
Le même ordre vaut entre deux noms, sans aucun mot de liaison :
n'paba ka la maison de mon père
lemine ke kaye le cahier de l'enfant
n'paba montre la particule à l'œuvre : n + faba (père) donne n'paba, où le f
devient p — voir La particule.
Il y a¶
Il n'existe pas de tournure spéciale : on dit que la chose est quelque part, avec yi.
lemine yi ka ke noxo il y a un enfant dans la maison
leminu yi ka ke noxo il y a des enfants dans la maison
La négation emploie n'ti (n'est pas), avec su sur le nom :
sere su n'ti ka ke noxo il n'y a personne dans la maison
dji su n'ti yere il n'y a pas d'eau
Littéralement : « aucune personne n'est dans la maison », « aucune eau n'est ici ».
Les nombres¶
| Seul | Devant un nom |
|---|---|
baane — un |
lemina m'bane |
fillo — deux |
leminu filli |
sikko — trois |
leminu sikki |
naxato — quatre |
|
karago — cinq |
|
tumu — six |
|
nieru — sept |
|
seegu — huit |
|
koobu — neuf |
|
tamu — dix |
kanu tami |
Le nombre change de finale quand il compte quelque chose : baane devient bane,
fillo devient filli, tamu devient tami. Le nom qui précède est au pluriel :
mburuni filli deux pains
bananani tami dix bananes
leminu sikki trois enfants
Les ordinaux se forment sur le même radical :
lemina m'pana le premier enfant (fana → m'pana)
lemina m'pillandi le deuxième enfant (fillandi → m'pillandi)
Ceci et cela¶
ke kundu ceci
ke doke cela
ke ka kundu cette maison-ci
ke ka doke cette maison-là
Appartenance¶
xale marque l'appartenance :
ke kitabe ni nke ni ya xale ce livre est à moi
ke kitabe ni anke ni ya xale ce livre est à toi