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La particule

C'est la règle la plus caractéristique de la langue, et celle qui structure tout le reste. Le locuteur la décrit comme « mettre l'accent » sur le mot qui suit le pronom.

Les trois règles

A. Qui la prend. Seuls anke, ake, xaku et iku la prennent. Jamais nke, oku, ni les pronoms diminutifs.

B. Où elle se place. Elle se colle au premier mot qui suit le pronom, quel qu'il soit : le verbe, le marqueur de temps, ou le marqueur d'objet.

ake n'daga              le verbe        il est parti
ake n'yi rini daga     le marqueur     il partira
ake n'di maro n'yiga    l'objet         il a mangé le riz
anke n'yi wurunu       yi              tu courais

C. Sa forme. Elle dépend de la première lettre de ce mot.

Initiale Particule Exemple
b, f, m m' m'mini (boire), m'faye (regarder)
r l' l'ri (venir)
w ŋ' ŋ'wori (voir), ŋ'wuru (courir)
x q' q'xobo (acheter)
autres n' n'daga, n'yige, n'sefe

Les initiales n, p et l ne sont pas encore confirmées.

D'où elle vient

C'est un ancien élément nasal qui s'assimile à la consonne suivante. La littérature décrit exactement le même phénomène : N + f → mp, N + r → ll, N + w → ŋw, N + x → ŋq. Le locuteur le formule autrement — « le l sert à mettre l'accent sur le r », « le q sur le x » — mais il s'agit du même mécanisme.

C'est ce qui explique que le même verbe change d'aspect selon le contexte : ri devient l'ri, rondi devient londi, fayi devient m'payi.

Une seule particule, mais deux endroits

Dans une phrase avec objet, la particule apparaît deux fois : sur le marqueur di (si le pronom la prend) et sur le verbe qui suit l'objet.

ake n'di maro n'yiga      il a mangé le riz
oku di maro n'yiga        nous avons mangé le riz
n di lemine ŋ'wori        j'ai vu l'enfant